Aujourd'hui, j'ai manqué de peu de m'ouvrir la tête. J'étais en automatisme, assise à ma table de TP, entre un moniteur et une remplisseuse micro, quand j'ai eu besoin de connaître la pression de la salle pour remplir une chaine d'action. Je remarque une arrivée de pression en face de moi, derrière ma table et je me dis que le manomètre doit probablement être quelque part dessus. Ma table possède un espèce d'étage, je ne connais pas le nom exact ; retenez juste que cela cachait ma vue. Je me lève et regarde par dessus, je me penche et tente de regarder par en dessous pour chercher cette fichue pression. Comme je ne vois toujours rien et que je suis persuadée que ce que je cherche est bien là, je me penche encore, encore et ... BAAAM, voilà que je me cogne violemment le front sur le coin du pupitre de ma machine.
Maintenant, j'ai une jolie bosse bleue teintée de sang en son milieu ! J'ai eu de la chance dans mon malheur, probablement que si je m'étais penchée d'un coup j'aurais heurté le bordel bien plus fortement et je me serais bien fracassée.
(Oh, déjà trois visites en plus depuis que j'ai commencé cet article.)
Malgré cette anecdote qui m'a bien fait rigoler (je rigolerai moins le jour où ça sera vraiment grave), la journée n'a pas été forte en fous rires. J'avais réussis à faire remonter mon moral après avoir survécu à quatre heures d'étude de construction sans me répéter "putain, j'comprends rien !" et ça, c'est vraiment génial vous n'imaginez à quel point. Mais forcément, je suis vite tombée de mon petit nuage à cause de divers paramètres tels que mes règles (oh l'excuse !) ou diverses pensées du type "bouhou, j'sers à rien, j'vous souhaite tous la mort, laissez moi crever.". C'était gai.
Mais les journées deviennent difficiles vous savez. J'aurais jamais cru un jour être crevée en STI mais je réalise que je suis stressée plus que je ne veux l'admettre et que j'ai une certaine pression quotidienne qui me fatigue énormément. Je manque de fondre en larme à chaque fois qu'on m'explique quelque chose, tant je prends ça pour un terrible échec. Et puis, il faut avouer que tout ne va pas dans le meilleur des sens par moment. Mardi par exemple, suite à notre conseil de classe, nous tentons tant bien que mal de découvrir comment on été réalisées nos moyennes de microtechnique, car le professeur nous éloignait bien vite du sujet avec ses belles paroles. Il est malin le gars. Nous étions donc tous énervés de voir que nos moyennes ne correspondaient pas à nos notes malgré ce qu'affirmait le professeur. A trois reprises on a essayé de lui demander, à trois reprises, en s'énervant un peu plus à chaque fois, il nous répondait vaguement. J'ai fini par en avoir marre et ai pris la relève de mon pauvre camarade
Guillaume qui s'était presque fait gueuler dessus pour ses question.
"Mais monsieur alors, si toutes nos notes sont coefficient 1 et que vous les prenez toutes pour faire nos moyennes, comment se fait-il qu'on obtient pas la même chose que vous ?"
Et il était confiant le gars quand je lui ai dit ça, il me dit qu'on va vérifier avec mes notes si c'est juste ou pas et il commence à me les réciter. Eeet là, c'est le drame. Il m'explique le plus naturellement du monde qu'il m'a mit 0/30 à un exercice noté parce que je n'étais pas là. Et forcément ça ne m'a pas plu, j'ai commencé à m'énerver à lui dire que mon absence était justifiée, qu'il n'a pas à me mettre zéro. Il réplique que cette note va avec une note sur dix (que j'ai) et qu'il ne peut faire une moyenne seulement avec la note sur dix. J'ai eu 9/10, je me retrouve avec 9/40. Et ça ne le dérange pas le moins du monde. Autant vous dire que demain, j'en cause à mon professeur principal et que si elle s'en branle, j'remonte à la proviseur. Et que si elle s'en branle, c'est à l'Académie que j'écrirais. On ne me baise pas, même pour une simple note.
Bref, du coup moi j'étais plus trop une référence dans cette histoire de moyenne. Je lui dit alors de prendre les notes de quelqu'un d'autre, et probablement a-t-il réalisé qu'il était baisé, il nous annonce le plus naturellement du monde : "J'arrondis.". Il arrondi les moyennes à deux points en moins, il est vraiment fortiche lui. Il se croit tout permit parce qu'il est là depuis trente ans, parce qu'il est le seul prof de cette matière, parce que j'sais pas sa mère l'aimait pas ou parce qu'il s'est prit des vents toutes sa vie ; j'm'en branle, c'est pas une raison.
Je ne sais pas trop pourquoi je me pose ici ce soir pour vous raconter mes misères au vu de ma fatigue, de mes étranges maux de bas ventre/vagin/allez savoir et de mon horrible mal de tête. Aaah je vous chéris mes petits lecteurs ! (ou pas, j'ai même pas pris la peine de me relire.)
La Confession du Jour : "Crois-tu au destin ?"
Oui, non, peut-être. J'ai eu seize en philo, et même en croyant au destin, je ne comprends toujours pas. Non, je ne crois pas au destin au sens propre du terme. Je crois au karma, que toutes les merdes que tu fais te retombent un jour sur le coin de la gueule, je crois que certaines coïncidences sont trop énormes pour en être mais le destin ? Tutu. "Chose your destiny !" qu'ils disaient dans Mortal Kombat.