Talkshit.

J'avoue clairement ne plus avoir la foi pour rédiger des articles ; je n'ai que de vagues pensées en vrac, pas assez constructives pour remplir cet endroit. Ce n'est pas que je n'ai plus rien à dire, c'est juste que je n'ai plus le réflexe de venir ici et de rédiger mes anecdotes qui n'ont dans le fond que très peu d'intérêt. Mes maux de tête récurrents, ma fatigue (et le mot est faible) et cette déprime qui mue un peu plus chaque jour vers une pseudo dépression n'aident en rien à la rédaction qu'un quelconque article, vous en conviendrez. Ni à vivre une vie de couple épanouie, ça peut vite blazer votre partenaire.

J'ai fais mon premier devoir surveillé de philo aujourd'hui et je l'ai foiré. Et dire que je me souciais de mon dossier post-bac à chaque fois que je risquais de rater un devoir ; je ne réalisais même pas que de toute façon je n'aurais pas mon bac. Ne comprenant pas l'intérêt de tout ça, les examens, la pression, etc, je n'ai même plus la foi de travailler. On fait de la merde et si j'avais à une époque réussi à passer outre l'habituelle rengaine des élèves "ça sert à rien dans la vie de savoir faire ça !", aujourd'hui je ressens cette merde plus présente que jamais. Qu'on m'explique pourquoi je dois me saigner chaque soir à apprendre à dériver des logarithmes népériens. Ou à dessiner un outil de découpe "Suisse", tiens, puisque de toute manière je ne compte pas être technicienne plus tard et que de toute manière, tout est fait sur ordinateur de nos jours. Qu'on m'explique pourquoi on est censés se tuer à la tâche durant des années puisqu'au final, ce qui importe c'est la semaine fatidique de l'examen et que tout peu basculer ce jour là malgré des années de travail intensif.
Alors moi j'vais vous dire, je vais terminer prostituée de luxe. Au moins, on ne demande pas le bac pour niquer et j'aurais pas à m'inquiéter de savoir si je suis séropositive ou pas puisque je finirais bien par le devenir, et que j'en crèverai et que ça me fera une belle jambe.

Aujourd'hui, je me suis également ridiculisé en beauté devant mon lycée avec mon démarrage en côte à 4500 tr/min. Je n'arrive clairement pas à me faire à ma voiture, mais ça les gens sont tellement cons de nos jours qu'ils se marrent alors qu'ils ne sont même pas foutus d'avoir leur permis. Enfin, j'dis ça, c'est surtout le fait de pas maîtriser ma voiture qui me met en rogne. J'ai l'impression d'être au milieu d'un complot japonais visant à ridiculiser tout caucasien possédant une jap'. Un peu comme quand ma clé refuse de se retirer du contact.

Et puis, on m'a une fois de plus rappelé à quel point je suis une personne sale quand, à l'établissement Français du Sang, j'ai dû répondre "oui" à la question : "Avez-vous eu un comportement à risque dans les quatre derniers mois?".
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 11:55

Chaude larme !

Pensées exténuantes, part two.
Non seulement elle m'emmerde à être trop mignonne, mais en plus elle vient tellement s'coller à ma voiture que je galèrerais presque à ressortir de mon créneau matinal. Ça va mal se terminer cette affaire, moi je vous le dis.
Mais chut, c'est un secret. J'avais promis de plus être jalouse (ni rageuse).

(Il serait temps que je me remette à rédiger de vrais articles cependant.)

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Le temps passe au final plus lentement que ce que j'aurais cru aux premiers abords. Je pensais que la bonne vieille époque d'AelfaNycsalopa sur Canalblog était il y a des millénaires ; seulement trois ans nous séparent de tout ça. C'était probablement l'époque la plus vivante de ma vie, entre les compétitions de roller acrobatique, la dépression, et le CROU.
L'époque la plus vivante de ma vie je l'ai vécue grâce à Internet.
Ce qui est marrant, c'est que par la suite, quand il ne me restait plus qu'Internet pour vivre, j'pouvais aller me faire voir pour que ça me sauve. J'étais seule au milieu de millions d'autres gens.
Cette bonne vieille époque me manque. Les discutions émèçaines jusqu'à pas d'heure, les parties de Diablo en ligne, Isketch, la blogosphère. Et qu'est-ce qu'il me reste aujourd'hui ? Des messages téléphoniques nocturnes poussés par un alcool un peu trop fort un peu trop cheap, des coup de fils que je refuse parce que pas le temps, et des discutions pornographiques elles aussi poussées par un alcool fort. Les temps changent.
J'ai du mal à réaliser qu'il y a un an et demi à peine, j'envisageai de me casser définitivement au Havre. Et l'année et demie qui s'est écoulée depuis m'a paru durer une éternité. Maintenant que j'ai de quoi réaliser ce que je voulais faire coute que coute il y a trois ans et que je n'ai jamais pu faire, rien n'est plus vraiment comme avant. Qu'est-ce qu'il va se passer quand j'me pointerai au Havre ? On ne peut pas feindre, le temps s'est bel et bien écoulé. Et je ne me souviens plus pourquoi je voulais tant y aller.

Je crois simplement ne plus avoir besoin de ça. Partir, voir des gens. C'est probablement mon plus gros défaut quand je suis amoureuse, plus personne ne compte à part lui et si je serais capable de remuer ciel et terre pour le suivre au bout du monde, j'aurais du mal à bouger le petit doigt pour voir des gens que j'aimais. Ou ... que j'aime toujours ? En un sens oui, j'imagine, le CROU, T-Yo et Flaviensh seront toujours dans mon c½ur même si je n'ai plus la foi de les voir. Comme si j'avais peur d'être confrontée au changement, comme si je voulais garder à vie le souvenir d'eux que j'avais quand nous étions tous au paroxysme de notre amitié et ne jamais le remplacer par ce que nous sommes devenus.

M'enfin, je suis trop exténuée pour continuer à divaguer là-dessus.
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# Posté le dimanche 22 novembre 2009 08:00

Modifié le lundi 23 novembre 2009 12:33

666 visites !

666 visites !
Aujourd'hui, j'ai manqué de peu de m'ouvrir la tête. J'étais en automatisme, assise à ma table de TP, entre un moniteur et une remplisseuse micro, quand j'ai eu besoin de connaître la pression de la salle pour remplir une chaine d'action. Je remarque une arrivée de pression en face de moi, derrière ma table et je me dis que le manomètre doit probablement être quelque part dessus. Ma table possède un espèce d'étage, je ne connais pas le nom exact ; retenez juste que cela cachait ma vue. Je me lève et regarde par dessus, je me penche et tente de regarder par en dessous pour chercher cette fichue pression. Comme je ne vois toujours rien et que je suis persuadée que ce que je cherche est bien là, je me penche encore, encore et ... BAAAM, voilà que je me cogne violemment le front sur le coin du pupitre de ma machine.
Maintenant, j'ai une jolie bosse bleue teintée de sang en son milieu ! J'ai eu de la chance dans mon malheur, probablement que si je m'étais penchée d'un coup j'aurais heurté le bordel bien plus fortement et je me serais bien fracassée.

(Oh, déjà trois visites en plus depuis que j'ai commencé cet article.)

Malgré cette anecdote qui m'a bien fait rigoler (je rigolerai moins le jour où ça sera vraiment grave), la journée n'a pas été forte en fous rires. J'avais réussis à faire remonter mon moral après avoir survécu à quatre heures d'étude de construction sans me répéter "putain, j'comprends rien !" et ça, c'est vraiment génial vous n'imaginez à quel point. Mais forcément, je suis vite tombée de mon petit nuage à cause de divers paramètres tels que mes règles (oh l'excuse !) ou diverses pensées du type "bouhou, j'sers à rien, j'vous souhaite tous la mort, laissez moi crever.". C'était gai.

Mais les journées deviennent difficiles vous savez. J'aurais jamais cru un jour être crevée en STI mais je réalise que je suis stressée plus que je ne veux l'admettre et que j'ai une certaine pression quotidienne qui me fatigue énormément. Je manque de fondre en larme à chaque fois qu'on m'explique quelque chose, tant je prends ça pour un terrible échec. Et puis, il faut avouer que tout ne va pas dans le meilleur des sens par moment. Mardi par exemple, suite à notre conseil de classe, nous tentons tant bien que mal de découvrir comment on été réalisées nos moyennes de microtechnique, car le professeur nous éloignait bien vite du sujet avec ses belles paroles. Il est malin le gars. Nous étions donc tous énervés de voir que nos moyennes ne correspondaient pas à nos notes malgré ce qu'affirmait le professeur. A trois reprises on a essayé de lui demander, à trois reprises, en s'énervant un peu plus à chaque fois, il nous répondait vaguement. J'ai fini par en avoir marre et ai pris la relève de mon pauvre camarade Guillaume qui s'était presque fait gueuler dessus pour ses question.
"Mais monsieur alors, si toutes nos notes sont coefficient 1 et que vous les prenez toutes pour faire nos moyennes, comment se fait-il qu'on obtient pas la même chose que vous ?"
Et il était confiant le gars quand je lui ai dit ça, il me dit qu'on va vérifier avec mes notes si c'est juste ou pas et il commence à me les réciter. Eeet là, c'est le drame. Il m'explique le plus naturellement du monde qu'il m'a mit 0/30 à un exercice noté parce que je n'étais pas là. Et forcément ça ne m'a pas plu, j'ai commencé à m'énerver à lui dire que mon absence était justifiée, qu'il n'a pas à me mettre zéro. Il réplique que cette note va avec une note sur dix (que j'ai) et qu'il ne peut faire une moyenne seulement avec la note sur dix. J'ai eu 9/10, je me retrouve avec 9/40. Et ça ne le dérange pas le moins du monde. Autant vous dire que demain, j'en cause à mon professeur principal et que si elle s'en branle, j'remonte à la proviseur. Et que si elle s'en branle, c'est à l'Académie que j'écrirais. On ne me baise pas, même pour une simple note.
Bref, du coup moi j'étais plus trop une référence dans cette histoire de moyenne. Je lui dit alors de prendre les notes de quelqu'un d'autre, et probablement a-t-il réalisé qu'il était baisé, il nous annonce le plus naturellement du monde : "J'arrondis.". Il arrondi les moyennes à deux points en moins, il est vraiment fortiche lui. Il se croit tout permit parce qu'il est là depuis trente ans, parce qu'il est le seul prof de cette matière, parce que j'sais pas sa mère l'aimait pas ou parce qu'il s'est prit des vents toutes sa vie ; j'm'en branle, c'est pas une raison.

Je ne sais pas trop pourquoi je me pose ici ce soir pour vous raconter mes misères au vu de ma fatigue, de mes étranges maux de bas ventre/vagin/allez savoir et de mon horrible mal de tête. Aaah je vous chéris mes petits lecteurs ! (ou pas, j'ai même pas pris la peine de me relire.)


La Confession du Jour : "Crois-tu au destin ?"
Oui, non, peut-être. J'ai eu seize en philo, et même en croyant au destin, je ne comprends toujours pas. Non, je ne crois pas au destin au sens propre du terme. Je crois au karma, que toutes les merdes que tu fais te retombent un jour sur le coin de la gueule, je crois que certaines coïncidences sont trop énormes pour en être mais le destin ? Tutu. "Chose your destiny !" qu'ils disaient dans Mortal Kombat.

# Posté le jeudi 19 novembre 2009 12:31

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 13:55

Bishkek

Bishkek
Si assister à un conseil de classe peut vous apporter quelque chose, c'est bien la preuve qu'un prof est un être que l'on peut qualifier d'abruti, pour rester poli. Et je peux désormais parler en connaissance de cause puisque j'ai pu assister à mon premier conseil de classe en tant que délégué depuis la sixième, et autant vous dire que si je n'avais pas eu autant peur d'ouvrir ma gueule devant la principale, j'aurais probablement réussis à me griller ma bonne réputation durement acquise en un rien de temps.
Déjà, ce simple fait révèle le niveau d'un professeur : tu es un bon gars si tu as des bonnes notes. C'est ce qui m'avait le plus choqué quand j'étais passé de dernière de la classe en première à presque première de la classe en première STI. D'un coup, toutes mes absences étaient prises avec compassion, les professeurs me disaient bonjour avec le sourire et même qu'ils s'intéressaient à moi. Alors qu'avant, la seule chose qui leur venait en tête lorsqu'ils me voyaient c'était le terme "loser !". Véridique, ils l'ont tous dit à mes parents le jour de la réunion parent-prof : votre fille est nulle, elle n'ira nulle part et son avenir est voué à l'échec. Seul mon prof de méca, matière dans laquelle je n'excellais pourtant pas, disait que je n'étais pas plus bête qu'une autre et que je pouvais réussir.

Mais là n'est pas le sujet. J'ai pu remarquer qu'ils classent les élèves en quatre groupes : les branleurs qui ont entre 7 et 10 de moyenne et qui sont discrets, timides ; les motivés qui ont la même moyenne que les branleurs mais qui par la technique dite du fayotage ou "shlurp-shlurp" (pour les plus intimes) arrivent à passer pour des élèves qui en veulent (alors que pas du tout) ; les élèves qui travaillent dur et font des efforts jusqu'à 14 de moyenne ; et les bons élèves, pour qui apparemment tout est inné et qui ont entre 14 et 16 de moyenne. J'ai la chance d'être dans les bons élèves, ceux dont on ne dira jamais qu'ils travaillent, ceux pour qui aux yeux des professeurs ont juste eu à claquer des doigts pour avoir des bonnes notes. Ceux qui réussiront d'office en CPGE.

J'en viens donc à mon second point. Les professeurs jugent votre aptitude à aller dans telle ou telle filière post-bac en fonction de vos résultats (ou de votre capacité au sexe oral). C'est pourquoi, ils étaient à deux doigts de me mettre le couteau sous la gorge pour que j'aille en prépa alors que mon v½ux le plus cher est d'intégrer ma petite école d'ingénieur consulaire gratuite pour faire un BTS puis un Master. Mais nooon, j'serais sous exploitée en BTS qu'ils me disent, ils rigolent quand je dis que je veux faire de l'alternance et que c'est ça que je veux faire et pas autre chose. T'as le niveau pour faire prépa qu'ils essaient de me convaincre ! (Elle m'a pas l'air française cette phrase). Alors que bon, eh, j'vais couler en prépa moi. Je ne sais pas me poser devant un cahier et apprendre, je ne suis bonne qu'à appliquer (et encore) et ce dans les limites de ma motivation. Et puis, si j'avais réellement le niveau demandé en CPGE, faut bien qu'ils comprennent que je ne galèrerais pas deux ans de plus dans ce lycée mais que j'intègrerais cash une école d'ingénieur hors de prix avec une prépa intégrée ! Actuellement, ce plan ferait plus perdre 14 000 euros à mes parents qu'autre chose (7000, si je ne survis pas à la première année).

D'ailleurs ça me rappelle une anecdote amusante. L'autre jour au CDI, on était tous avec la pseudo conseillère d'orientation (et dire que ces gens là sont payés ...) pour établir nos premiers v½ux d'orientation. Ce qui est marrant avec les v½ux c'est que ce mot te remplit les yeux de paillettes et d'étoiles quand tu es petit, que tu t'imagines déjà égyptologue ou avocat, et qu'à la fin de ta terminale de merde dix ans plus tard tes possibilités sont restreintes et que tes v½ux tu peux te les carrer où tu penses. Mais là n'est pas la question. Elle passe donc derrière moi et regarde ma fiche en me disant que mon école est trèèès demandée, d'un air de me dire "ahah cours toujours" et à force de blabla et de grognements de ma part, la discussion part loin. Je finis par lui dire "je voulais faire médecine avant, mais je sais que je ne pourrais pas me permettre de faire deux à trois heures facile de trajet par jour avec des études aussi rigoureuses". Elle s'en va et revient quelques secondes plus tard en me demandant : (attention, collector !)
" Mais tu ne peux pas par contre-indication médicale ou ... ? "
Ouais ouais j'ai une maladie grave qui m'empêche de faire trois heures de trajet par jour si je fais médecine. Ça s'appelle la t'esvraimentropconnite, connasse. C'est pourtant pas difficile de cogiter un brin et de se dire que c'est simplement pas un rythme soutenable. Moi ça m'effraie que ces gens là orientent des gens perdus !

Du coup, j'ai perdu le fil, j'sais plus ce que je voulais ajouter. Sûrement que j'avais envie de cracher sur la gueule de quelq... aaah oui, ça me revient ! Oh puis non, c'est pas grave, j'ai assez déversé mon flot de paroles agressives pour la journée ce matin. Si j'y pense, je continuerais ça dans mon prochain article, à parler des gens qui passent pour "très intelligents" aux yeux des professeurs alors que pas du tout et de ces professeurs qui font les moyennes avec un dé à vingt face ! (ceci était un paragraphe "je note mes pensées pour pas oublier !).


La Confession du Jour : "La première lettre du prénom de la plus belle fille que tu possèdes dans t'es amis Facebook."
T-Yo.
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# Posté le mardi 17 novembre 2009 14:09

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 09:41

Billy the cat

Billy the cat
Je voyais sa silhouette sombre se déplacer dans la nuit, soulignée par ses deux yeux verts intenses. Il miaulait sans cesse et se rapprochait toujours un peu plus de moi. Arrivé à mon niveau, après m'avoir reniflé à plusieurs reprises, ce petit chat noir aux grands yeux ronds se mit à me passer entre les jambes dans tous les sens possibles, se frottant et miaulant. Dès que j'approchais ma main pour le caresser (mais pas trop quand même, veux pas me faire griffer !), il se raidissait. Pourtant il continuait à me tourner autour, à monter sur la rambarde où j'étais assise et à coller sa tête sur mon bras comme le feraient deux amants. Quelques coups de patte dans mon sac, il redescend et part au bout de la rambarde, s'étire pour poser ses deux pattes sur le haut du poteau à l'extrémité de mon banc improvisé et pose sa tête dessus. Il me regardait avec ses yeux dignes du Chat Potté. Et j'étais attendrie, complètement obnubilée par ce chat qui errait dans ma rue à dix heures passées. Un gros chien lui a sauté dessus et il s'est réfugié sous une voiture. Et j'ai toussé pendant dix bonnes minutes ; je suis allergique aux chats.
Quand je suis revenue, aux alentours d'une heure du matin, il était encore là, sortant de sa cachette et me suivant jusqu'à ma porte. Un peu plus et il rentrait chez moi si je n'avais pas fait attention.
Et ce matin, il était devant chez moi, en train de fouiller les poubelles avec un autre de ses compères. Ce genre d'événements me faire sourire. C'est le genre de trucs dont je parlerais le lendemain matin sur le chemin du lycée avec Yohann ou que je glisserai à Julien durant un cour de méca un peu ennuyant. Ça égaye mes journées, dirons-nous.

Contrairement à ma moyenne de microtech, coefficient 9, qui s'élève à 10. Vous allez me dire "bah o'ais, mais c'est bon, tu perds aucun point !" et je vous répondrais que ce qui me gêne dans cette affaire c'est pas tant d'avoir une moyenne en désaccord total avec le reste de mon bulletin, mais plutôt d'avoir une moyenne totalement arbitraire ne reposant sur rien d'autre que mon faciès. Et je m'en foutrais, si l'école que je visais ne recrutait pas sur dossier. Et je m'en foutrais si j'avais une moyenne de merde qui au moins révélait quelque chose de concret. Mais là ce n'est pas le cas et les gars qui vont examiner mon bulletin dans quoi, trois mois ?, vont voir une grosse tâche d'encre sur mon bulletin, un vieux dix vaseux sans aucune justification. Et avec ces conneries, je suis première dans cinq matières sur sept et même pas première de la classe : un élève apprécié du professeur par sa participation intensive en cours se retrouve avec la même note arbitraire que nous, sauf que son coeff 9 lui du coup, c'est un 16. J'vous laisse faire le calcul. Il le mérite mais l'intérêt de faire une moyenne qui ne tient pas compte de nos notes, ahem.

J'ai envie de dire qu'elle est con la vie mais bon, ça m'apprendra à vouloir tout le temps gagner !
Et puis ce matin, j'ai mis mon sweat Rammstein que je n'avais pas porté depuis des lustres puisqu'il était en la possession d'Alexis jusqu'à il y a peu. Je sais, je sais comme ça, ça ne parait pas être une information bien intéressante mais quand je l'ai mis je n'ai pas réalisé. J'ai continué à me préparer comme tous les matins, sans me préoccuper de quoi que ce soit et d'un coup, j'ai remarqué que la boite dans laquelle je gardais toutes les lettres du toc... jeune homme susnommé était entrouverte. Je l'avais probablement mal refermé l'autre soir quand j'ai tout relu après avoir écouté la chanson qu'il ne fallait pas que j'écoute. Et j'ai réalisé que je n'avais plus de raison de garder tout ça, tout ce qui était peut-être sincère il y a un an mais qui aujourd'hui n'est plus qu'un ramassis de conneries. Et j'ai tout jeté, sauf les dessins parce qu'étant moi même une (piètre) dessinatrice à mes heures perdues je respecte ce genre travail.
Et vous savez ce que j'ai réalisé en sortant de chez moi, le c½ur plus léger ? On est le seize. On s'est mis ensemble un seize, on a rompu un seize et inconsciemment je tire un trait définitif sur tout ça un seize. La vie est tellement foutue étrangement parfois.


La Confession du Jour : "Ce que tu veux le plus au monde à ce moment précis ..."
• L'intégrale de mes Royaumes Oubliés, en parfait état, et en premières éditions VO et VF, éditions reliées comprises.
• Un CR-X 1.6 VTECH de 1991 assuré en jeune conducteur pour moins de mille euros.
• Un week-end à Disney en période de Noël, dans la plus belle chambre de l'hotel grand luxe du parc (le rêve de gosse quoi !).
• L'ITIN, mon BTS, mon master, que mes gosses puissent écrire sur leurs fiches de merde à l'école que leur mère est consultante en sécurité et réseau informatique, parce que ça en jette trop et que de toute façon, personne ne connait la dénomination exacte du truc.
• Un concert de HORSE The Band, bon dieu !
• Passer encore plus de temps avec lui.
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# Posté le dimanche 15 novembre 2009 14:42

Modifié le lundi 16 novembre 2009 14:38